Théâtre et marionnettes

Le théâtre en thérapie permet à l’enfant d’exprimer ses difficultés tout en les contournant par l’intermédiaire du jeu qui est un moyen ludique d’accéder à des couches profondes et inconscientes de la vie psychique. Par les histoires et les personnages qu’il invente puis qu’il joue, l’enfant ouvre des espaces de fictions symboliques qui facilitent le remaniement de ce qui lui pose problème. S’exerçant en groupe ou en individuel, la dramathérapie participe au développement des relations et de la confiance et offre ainsi à l’enfant un cadre rassurant, un espace de liberté protégé pour exprimer ses émotions. Nous utiliserons dans cet atelier la marionnette pour faciliter l’expression et permettre aux enfants d’aller plus loin dans le travail.

Comment se passe un atelier de dramathérapie ?

Grégo Renault , dramathérapeute

« Dans l’atelier, tout commence par un accueil, un moment d’expression, mais aussi de rassemblement. Il s’agira bien de travailler en groupe, et le théâtre et les arts de la représentation ne peuvent exister que parce qu’il existe un regard pour les faire vivre.

Puis des échauffements, pour se mettre en condition : le corps, la voix, l’imaginaire au service de la création.

Des exercices aussi, exercices pour entrer dans le jeu, le jeu dramatique, mais aussi le jeu qui nous fait naviguer entre le rêve et la réalité.

Les marionnettes arrivent souvent, comme des déclencheurs pour les histoires. Par les personnages qu’elles sont, elles aident l’enfant à se décentrer, à imaginer, à inventer des situations originales. Elles ont la force de porter d’autres que soi, qu’on ne peut pas trouver facilement. Elles sont aussi le support que l’on retrouve à chaque séance, dans un atelier où il n’y a pas de trace laissée à la fin. Mais elles portent en elles le souvenir de ce qu’on a joué avec. Chaque enfant peut s’approprier chaque marionnette et lui construire une histoire propre.

Et puis on revient au théâtre. On garde les situations, on garde les personnages, mais on les joue seul, sans le support de la marionnette. C’est ainsi qu’on prend en soi ce qu’on a pu créer.

Il est l’heure de se dire au revoir, en laissant une impression, une sensation, un sentiment, un mot. 

Et tout sera encore à (re)jouer ! »